
Cet article a été rédigé en turc début mars et publié le 9 mars sur le site web de DIP https://www.gercekgazetesi1.net/uluslararasi/dunya-isci-sinifinin-mevzii-olarak-kubayi-savunmak
Maintenant que Silvio Rodríguez, le légendaire chanteur et compositeur cubain, a pris l'initiative de s'opposer frontalement à l'intervention américaine, l'analyse présentée dans l'article de notre camarade nous semble plus pertinente que jamais pour le public international. Dès le début de l'année 2026, l'impérialisme américain a lancé une attaque contre le Venezuela. Il a ensuite ciblé Cuba, ainsi que plusieurs pays d'Amérique latine comme le Mexique et la Colombie. L'intensification de la pression américaine et le blocus imposé à Cuba ne peuvent être balayés d'un revers de main sous prétexte qu'« un embargo est en vigueur depuis des années » ou sous l'idée simpliste qu'il s'agit simplement d'un renforcement. Les États-Unis tentent d'asphyxier Cuba et de la contraindre à la capitulation en coupant ses approvisionnements en carburant. Suite à l'attaque américaine contre le Venezuela le 3 janvier et à l'enlèvement de Maduro, la saisie par les États-Unis des ressources pétrolières vénézuéliennes a coupé l'une des sources de subsistance qui ont permis à Cuba de survivre pendant des années. Trump a ensuite étendu le blocus à d'autres pays capables de répondre aux besoins pétroliers de Cuba. Le 30 janvier, Trump a signé un décret autorisant l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations de pétrole des pays fournissant directement ou indirectement du pétrole à Cuba. L'objectif est de paralyser le quotidien des Cubains. Les États-Unis visent à couper les sources d'énergie vitales de Cuba, à bloquer l'accès aux services essentiels les plus fondamentaux comme les soins de santé et à condamner la population à l'obscurité et au dénuement.
Alors que Trump coupait ainsi les approvisionnements énergétiques vitaux de Cuba, le Trésor américain annonçait qu'il faciliterait la vente de pétrole vénézuélien à Cuba. Dans cette déclaration, il affirmait sans vergogne que c'était pour « soutenir le peuple cubain ». Bien sûr, ce soutien était assorti d'une condition : le pétrole vénézuélien pouvait être vendu au secteur privé cubain, mais « toute personne ou entité associée à l'armée, aux services de renseignement ou à d'autres institutions étatiques cubaines, ou figurant sur la liste des sanctions du Département d'État américain concernant Cuba » en serait exclue ! D'un côté, on étrangle un pays entier par un blocus ; de l'autre, on lui ouvre ses voies d'approvisionnement vitales grâce au secteur privé – germe même de la restauration capitaliste – tout en excluant complètement l'État. D'un côté, on intensifie la pression, tentant de mettre un pays à genoux ; de l'autre, on met en œuvre un plan visant à organiser sa désintégration politique et sociale de l'intérieur. Chaque mesure présentée sous couvert de « soutien » au peuple cubain — qu’ils ont eux-mêmes étouffé par des blocus et des embargos — est une tentative de forcer Cuba à se conformer au système, d’anéantir les acquis de la révolution et de saper l’État ouvrier.
Alors que Trump coupait ainsi les approvisionnements énergétiques vitaux de Cuba, le Trésor américain annonçait qu'il faciliterait la vente de pétrole vénézuélien à Cuba. Dans cette déclaration, il affirmait sans vergogne que c'était pour « soutenir le peuple cubain ». Bien sûr, ce soutien était assorti d'une condition : le pétrole vénézuélien pouvait être vendu au secteur privé cubain, mais « toute personne ou entité associée à l'armée, aux services de renseignement ou à d'autres institutions étatiques cubaines, ou figurant sur la liste des sanctions du Département d'État américain concernant Cuba » en serait exclue ! D'un côté, on étrangle un pays entier par un blocus ; de l'autre, on lui ouvre ses voies d'approvisionnement vitales grâce au secteur privé – germe même de la restauration capitaliste – tout en excluant complètement l'État. D'un côté, on intensifie la pression, tentant de mettre un pays à genoux ; de l'autre, on met en œuvre un plan visant à organiser sa désintégration politique et sociale de l'intérieur. Chaque mesure présentée sous couvert de « soutien » au peuple cubain – qu’ils ont eux-mêmes étouffé par des blocus et des embargos – est une tentative de forcer Cuba à se conformer au système, d’anéantir les acquis de la révolution et de saper l’État ouvrier.
C’est précisément pour cette raison que défendre Cuba ne se limite pas à défendre une île des Caraïbes ; c’est la défense, par la classe ouvrière mondiale, de sa propre position face aux assauts de l’impérialisme. Si l’impérialisme, mené par les États-Unis, contraint Cuba à une restauration capitaliste, tente de démanteler l’État ouvrier et menace Cuba de « couper votre approvisionnement en carburant et d’écraser quiconque vous soutient », alors nous devons répondre avec la même fermeté. Malgré la dégénérescence bureaucratique qui a sévi à Cuba au fil des ans, le peuple cubain défend les acquis de l’État ouvrier. Nous devons nous tenir aux côtés du peuple travailleur cubain pour empêcher la restauration capitaliste, impulsée par les pressions américaines et la collaboration du secteur privé. Défendre Cuba exige également une position inflexible face à l’impérialisme américain et la lutte contre ce dernier sur tous les fronts. Par conséquent, pour défendre Cuba, nous devons aussi défendre l’Iran contre les attaques impérialistes d’aujourd’hui. Pour défendre Cuba, nous ne devons jamais abandonner le peuple palestinien face aux attaques de l’impérialisme et du sionisme. Le fleuron du terrorisme international, évoqué par le sénateur américain, n'est ni l'Iran ni aucun autre pays, mais les États-Unis et l'OTAN eux-mêmes. Notre slogan doit donc être : « À bas l'OTAN ! À bas l'OTAN !» Il s'agit à la fois de défendre Cuba et d'ouvrir la voie au salut de l'humanité face à la barbarie dans laquelle l'impérialisme plonge le monde !
